Les Amish


Sans électricité et sans moteur, le mode de vie des Amish a un parfum de petite maison dans la prairie. Le mode de vie atypique de cette branche du protestantisme permet aux chercheurs de pouvoir comparer les conséquences de certaines de leurs habitudes à l’aune de la vie moderne à l’américaine. Plongée au sein de l’agriculture et de la santé des Amish.

Date de publication : 02/08/17


Histoire amish

Plus de 300 000 Amish habitent aux États-Unis et au Canada. Ils sont principalement présents dans l’Ohio, la Pennsylvanie, l’Indiana et le Wisconsin aux Etats-Unis. Les Amish sont les héritiers d’un mouvement protestant Suisse du XVIème siècle : les anabaptistes. C’est-à-dire que les membres de cette communauté ne baptisent pas les enfants (entre autres), ces derniers décident de leur baptême à l’âge adulte. Des milliers d’anabaptistes furent tués lors de persécutions sanglantes. Une grande partie de ces communautés vinrent alors se réfugier en Alsace où il faisait bon vivre, et notamment dans la région de Sainte Marie aux Mines. C’est ici, en 1693, que le leader du mouvement anabaptiste instaura de nouvelles règles. Plus strictes. Le mouvement se scinda en deux entre les Amish, qui suivaient le nouveau leader Jakob Amann, et les Mennonites. Les fermiers Amish connaissent une croissance économique importante grâce à leurs habilités au travail. Mais en 1712, Louis XIV ordonna un édit d’expulsion pour ces populations suite à des manœuvres politiques. Les Amish et les Mennonites migrèrent à nouveau en partie vers les Pays-Bas ou encore vers les Amériques dans l’actuelle Pennsylvanie. L’obligation de se battre imposée à ces pacifistes sous l’ère Napoléonienne les amena à migrer encore une fois en masse vers les Amériques. Les Amish parlent donc un dialecte très proche de l’allemand et sont génétiquement proche des Suisses1.

Vie des Amish

Les valeurs d’humilité, de fraternité et de frugalité sont au cœur de la communauté. La grande particularité des Amish est bien entendu de vivre de manière très atypique sous l’autorité de leaders religieux qui éditent des Ordnung, des lois de vie. Les Amish sont en effet généralement méfiants vis-à-vis des technologies pouvant les détourner de leur foi et des valeurs chrétiennes. Le tabac est généralement proscrit et l’alcool extrêmement limité. La conduite des voitures est aussi proscrite tout comme les vêtements qui ne seraient pas uniquement utilitaires. Les études de médecine ou de droit, comme la conduite de voiture sont des activités proscrites, mais se faire véhiculer est cependant autorisé, tout comme prendre le train ou consulter un médecin. Toutefois il faut faire très attention aux généralisations concernant les interdits des communautés Amish, car elles varient d’une région à l’autre suivant les chefs religieux2.


Pas de pédales chez les Amish, donc pas de vélos : voici l’amish push scooter


Le buggy, moyen de transport amish par excellence, il possède un compteur de vitesse

L’électricité n’est pas totalement interdite en Pennsylvanie, un Etat où il y a une communauté Amish dans le Comté de Lancaster. En effet, une loi de l’Etat oblige les buggies (charrettes de transport) à être équipées de lumières. La communauté a donc dû se doter de panneaux solaires et de batteries. L’électricité sur batterie permet aussi d’alimenter des lampes dans le salon, à côté des lampes à gaz. Le réfrigérateur et le congélateur sont aussi présents dans certaines cuisines Amish, mais sans lumières à l’intérieur. L’important pour ces appareils est de ne pas être relié au réseau, les lampes et les réfrigérateurs sont sur batterie. Ainsi vous pouvez surprendre des Amish de Lancaster une perceuse électrique à la main (sur batterie), mais la ménagère cuisine tout à la force du poignet. Autres choses pouvant être étranges, les trayeuses à lait électriques dans la région de Lancaster sont aussi autorisées, tout comme le téléphone fixe, mais seulement s’il est en dehors de la maison. Ces règles ne sont pas les mêmes dans toutes les communautés à travers les Etats-Unis concernant d’autres questions de la modernité : les pneumatiques, les tracteurs, les réfrigérateurs, les lampes à gaz etc. Sur ce point, la communauté de Lancaster est une des plus « moderne ».


Littérature Amish : chacun à sa place, dans la joie


Partie de baseball, le meilleur des Etats-Unis et de l’Europe

Ces règles et ces croyances amènent aussi les Amish à des pratiques de santé, d’alimentation et de mode de vie très différents des Américains moyens. Les Amish ont une sécurité sociale à part, ils n’ont pas le contrôle des naissances, ils sont peu enclins à la vaccination et leurs soins sont souvent minimaux3. Au final, cette vie à contre-courant de la vie moderne américaine amène les Amish à vivre entre eux et à fréquenter des écoles Amish. Ceci ne les empêche cependant pas de voyager, de vendre leurs produits agricoles et leurs meubles qui sont reconnus comme d’excellente qualité. La route touristique 340 du comté de Lancaster et ses nombreux commerces Amish en est la plus belle preuve (lien). Ils vivent et côtoient les autres américains. Ils ne sont pas du tout ostracisés et sont aussi à 5 heures de route (en voiture) de New York ou à 2 heures de la capitale américaine (Washington DC).

Les Amish comme « cobayes »

Si les voies du Seigneur sont impénétrables avec ses règles parfois obscures, les sciences en profitent un peu.

La vie particulière des Amish permet à de nombreux chercheurs d’avoir des « sujets d’études » très atypiques2. Par leur mode de vie, la famille Amish s’ouvre très peu sur le monde extérieur. Ceci a créé au fil du temps une homogénéité et une singularité génétique de la communauté qui permet à certains chercheurs de comparer la génétique et la santé des Amish avec celles des américains qui leur sont voisins. On peut donc comparer les Amish au milieu des Américains. Cette particularité est très intéressante car dans la majorité des cas, si on veut comparer deux populations dans des études scientifiques, elles vivent souvent à des endroits différents. Là, avec les Amish, on peut les comparer avec littéralement leurs voisins de palier. Il en est de même pour les questions agricoles, les champs Amish qui ne voient pas de tracteurs motorisés côtoient les champs conventionnels.

Nous nous intéresserons donc dans cet article à deux aspects principaux qui caractérisent les Amish :

  • Leur aversion à la technologie les amène à une agriculture pouvant être à contre-courant, quelles sont les conséquences d’une telle agriculture sur leurs sols ?
  • Quelles sont les différences de santé entre les Amish et les américains ? Leurs prévalences à certains cancers, maladies chroniques et génétiques seront abordées.

Les sols

Une grande partie des Amish sont paysans, dont beaucoup sont spécialisés dans les vaches laitières. D’abord, cassons le premier cliché sur l’agriculture aux Etats-Unis dans le domaine de la production laitière. Au pays de l’Oncle Sam, 90% des exploitations laitières comptent moins de 200 vaches. Il y a donc majoritairement des fermes laitières à taille humaine aux Etats-Unis, mais elles contribuent à moins de la moitié du lait du pays4. C’est en Californie que l’on trouve les fermes industrialisées à outrance. Les « petites » fermes laitières sont dans le Wisconsin, le Minnesota, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Michigan et l’Etat de New York. Dans le Wisconsin, 10% des fermes laitières sont Amish5.


Les foins récoltés

Les Amish n’ont pas forcément de label biologique, qu’ils perçoivent comme une bizarrerie du système de vie moderne. Mais par leurs pratiques, ils ont tendance à adopter une sorte d’agriculture biologique-écologique où les pesticides et engrais de synthèses sont très très rares, où la mécanisation est réduite à son minimum, où les rotations de cultures sont de mise, où les ressources sont locales et où l’alimentation des vaches laitières est majoritairement à base d’herbe.

Cependant, il est à noter que les pratiques varient suivant les fermes et les Etats. Des Amish peuvent utiliser des engrais de synthèses et des semences hybrides. En fait cela dépend des ordnung de chaque région. Dans le Wisconsin par exemple, l’utilisation d’hormones de croissances ou d’alimentation achetée en dehors de la ferme n’est pas autorisée6. Même si on peut trouver des exceptions un petit peu partout, le mode de fonctionnement des fermes Amish est plus souvent extensif et basé sur le pâturage6. Ils s’inscrivent donc en partie dans ce que l’on peut appeler l’agriculture durable.

Les Amish ont tendance à dire que leurs terres sont de bonne qualité, et une étude des années 1980 leur donne raison pour quelques terres dans l’Ohio7. Cette étude a comparé deux champs voisins :

  • Le premier sous agriculture conventionnelle avec utilisation annuelle d’engrais et de pesticides de synthèse, une rotation des cultures et une mécanisation avec un engin de 8 tonnes, mais sans labour.
  • Le second est Amish depuis 70 ans, avec une forte rotation des cultures, une utilisation presque nulle de pesticides ou d’engrais de synthèse, une pratique de paillage des sols et d’utilisation de lisier, et une mécanisation faible avec un poids maximum de 1,5 tonne des engins.

Ces deux parcelles ont été choisies car elles présentaient de très bons résultats en termes de rendement. Le résultat de l’étude montra que la parcelle Amish était beaucoup plus riche en phosphates et en matière organique. Dans un premier temps, cela favorise énormément la fertilité du sol. La matière organique du sol permet aussi de produire des nutriments pour les plantes sur le long terme. Troisième particularité de la matière organique, elle permet de structurer le sol. Et le résultat le plus impressionnant est justement celui de l’état physique du sol des Amish. L’utilisation de chevaux et non de tracteurs limite le tassement du sol, ce dernier s’en trouve plus aéré. L’infiltration de l’eau dans ces sols est alors sept fois plus importante que dans un sol qui ne subit pas de labour. Une meilleure infiltration d’eau garantit des plantes en meilleure santé, mais cela évite aussi de voir l’eau éroder les sols. Cette propriété des sols Amish à être moins enclins à l’érosion que les sols non labourés est importante. Car les sols non labourés sont eux-mêmes moins soumis à l’érosion que des sols soumis au labour et à l’agriculture intensive8.

L’ensemble des techniques Amish permet donc de cultiver des sols plus riches en matière organique, qui ont pour conséquences de favoriser des rendements plus élevés. Ces techniques permettent de cultiver des sols plus durables qui résistent mieux à l’érosion que des sols non labourés7. Ces pratiques peuvent aussi avoir un effet bénéfique sur les produits. L’élevage des vaches et des poules majoritairement alimenté avec du fourrage peut aussi aboutir à des aliments de meilleurs qualité, du lait plus riche en oméga-3 et des œufs plus riches en vitamines E, lutéine et oméga-39,10. L’utilisation de la force humaine et animale au détriment de la force mécanique entraine forcément une dépendance moins importante aux énergies fossiles11. En contrepartie, cette faible mécanisation entraine de plus nombreuses blessures et accidents, notamment chez les enfants12.

Santé

Chez les Amish, la vaccination des enfants n’est pas généralisée, même si elle est assez courante13 et l’hygiène buccodentaire n’est pas optimale14. Un mauvais départ pour l’état de santé de la communauté ?

Les Amish ont une espérance de vie qui est plus longue chez les hommes adultes. L’espérance de vie à l’âge adulte n’est pas à confondre avec l’espérance de vie qui est souvent exprimée à la naissance. En effet, les moyennes d’âge sont diminuées si le nombre d’enfant décédés est grand, et à l’inverse la moyenne de l’âge de mortalité augmente si le nombre d’enfants décédés baisse (voir article sur le site). En d’autres termes, il se pourrait que les enfants Amish soient plus enclins à mourir, mais une fois passé l’âge adulte, les Amish présentent une longévité plus grande15,16 que les adultes américains. Les femmes Amish semblent à l’inverse avoir une moins bonne longévité à l’âge adulte.

Les Amish ont des incidences de cancers et de maladies cardiaques plus basses que les populations non Amish voisines15,17. Dans l’Ohio, une fois le paramètre de l’âge ajusté, les taux de cancers sont de 390 pour 10 000 Amish contre 647 pour 10 000 américains dans le reste de l’Etat. Les Amish ont donc deux fois moins de cancers que leurs voisins non Amish. Pourquoi ? Les actes préventifs de diagnostiques du cancer sont déjà plus rares chez les Amish, ils peuvent alors avoir à la fois moins de cancers déclarés mais ces derniers peuvent être plus difficiles à soigner une fois pris en charge18. Cependant, le dépistage n’explique pas cette énorme différence. Ces chiffres peuvent s’expliquer en grande partie par un taux de cancers liés au tabac exceptionnellement bas : les Amish ne fument pas et comptent deux fois moins de cancers qui peuvent être provoqués par le tabac17,19. Voilà déjà une part d’explication, car d’autres cancers pas forcément directement reliés au tabac sont bien moindres chez les Amish comme les cancers colorectaux ou de la prostate17,18. La consommation d’alcool est très faible chez les Amish est aussi une cause additionnelle de cette faible incidence de cancers. Mais là encore, sans tout pouvoir expliquer. L’alimentation pourrait-elle être un facteur protecteur ? L’alimentation des Amish n’en n’est pas moins déstabilisante d’un point de vue de la nutrition20. Les hommes consomment bien plus de calories chaque jour, 2766 contre 2300 chez les non Amish. Ainsi, les Amish ne sont pas forcément plus sveltes que les non Amish. Ce surplus calorique est étonnant car la restriction calorique est souvent liée à une longévité plus grande ; alors que le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque pour certains troubles21 (chez les femmes, l’apport calorique est comparable aux femmes non Amish). Mais, les hommes Amish ont une activité physique souvent très supérieure aux non-amish22,23, ainsi leur surconsommation de calories se justifie en grande partie. Si la quantité de nourriture ne semble pas être une raison de leurs risques de cancers plus faibles, qu’en est-il de la qualité de leur alimentation ?


Repas Amish en Pennsylvanie. Pâte aux œufs, pâté de viande, carottes, purée, compote de pomme, choux, maïs bouilli et eau.


Petit déjeuner Amish en Pennsylvanie : pancake et pain complet, pommes de terres, œufs au plats du jardin, ketchup maison, sirop de framboise et confiture maison.

L’alimentation des Amish de l’Ohio n’est pas très différente de celles des non-Amish. On peut noter que les hommes consomment plus de calories provenant des graisses saturées, des céréales, de cookies et de tartes. Les femmes ont une consommation de céréales complètes plus importante que dans les populations non-Amish. La consommation de produits laitiers est clairement plus importante chez les Amish, mais avec moins de soda, de légumes et de sucres raffinés. Si les Amish peuvent avoir une alimentation et un comportement parfois proche de certaines recommandations (moins de sucres, de tabac et d’alcool), ils peuvent en être éloignés sur certains aspects (plus de calories, plus de graisses saturées, moins de légumes). Les Amish consomment des produits de leurs jardins, vont rarement au restaurant ou au supermarché. La composition intrinsèque de leurs aliments est peut-être de meilleure qualité. Cela est assez mystérieux.

L’incidence presque deux fois moindre de cancers chez les Amish est donc imputable en grande partie à une proscription du tabac et une consommation très modérée d’alcool (moins d’une fois par semaine). Une protection « génétique » est aussi fortement envisagée pour expliquer la partie restante de la différence entre populations Amish et non-Amish24.

Système génétique

Les Amish sont aussi des « sujets d’étude » très intéressants pour les généticiens. Sortons les accordéons et la fanfare : les études génétiques des Amish sont Légion. Le faible brassage génétique leur fait concentrer des traits génétiques qui peuvent avoir des effets soit positifs soit négatifs. Les Amish présentent des mutations génétiques pouvant être bénéfiques, dont une qui pourrait expliquer leur résistance aux maladies cardiaques15. Une de ces mutations génétiques leur permet de réguler le cholestérol, ce qui a une action positive sur leur santé en diminuant certains accidents cardio-vasculaires25-27. Comme nous l’avons précédemment vu, leur régime alimentaire n’est pas forcément adéquat sur certains points, mais peut être compensé en partie par leur hérédité. L’étude de ces gènes permettrait à terme de trouver des traitements pour les personnes présentant de forts taux de cholestérol.

Les Amish présentent aussi un trouble fréquent : la maladie du sirop d’érable (leucinose). Cette maladie tient son nom de l’odeur sucrée de l’urine des enfants touchés. Cette maladie entraîne un mauvais fonctionnement métabolique et le sang est chargé d’acides aminés qui donnent cette odeur à l’urine. Mais surtout, cet excès d’acides aminés a une action toxique sur le système nerveux lors du développement de l’enfant. Heureusement, un traitement existe28. Présente aussi chez les Mennonites, cette maladie touche 1 enfant sur 150, soit presque 1000 fois plus que dans le reste des Etats-Unis ! Une base de données a été mise au point pour recenser ces différentes maladies génétiques plus courantes chez les Amish29.

Système immunitaire

Les Amish présentent une singularité remarquée dans ce monde moderne. Leur taux d’allergie et d’asthme sont incroyablement bas. De nombreux enfants Amish vivent à la ferme, or les enfants de la campagne présentent toujours moins de troubles de ce type. Serait-ce là une explication simple ? Non, car les enfants Amish ont encore moins d’asthme et d’allergie que leurs camarades non-amish suisses à la campagne30-37.Ainsi, on compte des sensibilités allergiques jusqu’à 6 fois moindres chez les Amish ! Pourquoi avoir comparé des enfants à la ferme Suisse et des Amish ? Car les petits fermiers Amish ont un patrimoine génétique très proche des Suisses. Rappelez-vous, les Amish viennent de Suisse, ils devraient être très proches génétiquement de leurs ancêtres. Or là, si les petits fermiers Amish sont moins enclins à l’asthme et aux allergies que leurs cousins fermiers suisses, la génétique n’apporte pas d’explication suffisante pour comprendre cette particularité. Alors si c’était quand même une histoire d’environnement ? Pour répondre à cette question, des poussières de fermes Amish ont été données en inhalations chez des souris. Résultat : ces poussières ont un effet protecteur chez la souris37. L’environnement Amish est donc bien différent des autres fermes et cela a un impact majeur. Les Amish sont soumis à une exposition intense à des microbes qui permet à leur corps, dès le plus jeune âge, de développer des réponses immunitaires adéquates. Le type d’agriculture des Amish permet le développement d’une certaine flore microbienne dans l’air agissant comme un vaccin. A terme, ceci les protège dans une certaine mesure de quelques maladies.

Quelques traits particuliers chez les Amish

Conclusions

  • Les Amish présentent des modes de vies qui en font une communauté très intéressante à étudier
  • Leur agriculture proche de l’agriculture écologique préserve les sols de l’érosion
  • Les enfants Amish sont moins soumis aux allergies et à l’asthme
  • Leur mode de vie les aide à avoir moins de cancers grâce à une consommation d’alcool réduite et à la prohibition de la cigarette notamment
  • Leur homogénéité génétique est une force pour conserver des traits qui permettent de combattre certaines malades cardio-vasculaires
  • Leur homogénéité génétique est une faiblesse car les risques de maladies génétiques rares sont très élevés.

Merci à Antoine Dauvert, pharmacien, pour sa relecture et commentaires.



Phosphoré par : Gontier Adrien

Mots clefs : Amish, Santé, Agriculture

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Références ▼

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